-Les rapports du légiste

Rapport n°7-01 – Union européenne : diagnostic final d’un pouvoir post-mortem

Les rapports du légiste – Union européenne. La question de la mort politique dans le cadre de l’Union européenne suscite de nombreux débats, notamment sur l’avenir de l’Union européenne.

Ce texte s’inscrit dans le dossier L’UE – autopsie d’un zombie.

Il propose une analyse médico-politique de l’Union européenne, entendue ici comme une structure institutionnelle qui continue de fonctionner après la disparition de sa vie politique propre. Ainsi, la technocratie européenne s’y manifeste dans chaque aspect institutionnel décortiqué en lien avec l’avenir Union européenne.

Chaque rapport examine un organe, un mécanisme ou une rupture spécifique.
Il ne formule ni appel, ni programme, ni prise de position partisane.
Il décrit un état, ce qui amène à s’interroger plus globalement sur l’articulation entre Union européenne et politique économique, notamment dans le contexte institutionnel dominé par la technocratie européenne.


Diagnostic final sur l’avenir de l’Union européenne

L’autopsie s’achève. Les organes ont été examinés séparément, puis replacés dans une lecture d’ensemble. Le diagnostic ne relève plus de l’hypothèse. Il s’impose par cohérence. La mort politique de l’Europe ne résulte ni d’un effondrement soudain ni d’une prise de pouvoir brutale. Elle résulte d’un processus continu, stabilisé, devenu structurel : l’irresponsabilité institutionnalisée.

Pouvoir post-mortem et projet effacé

La souveraineté cesse d’opérer dès lors que le pouvoir remplace le choix par la contrainte. Ce basculement rompt le consentement en rendant le refus populaire inopérant. La mémoire est ensuite neutralisée par l’imprononciation de certaines dates. La guerre, menée sans être déclarée, se prolonge sans horizon et se voit moralement sanctuarisée. Enfin, le pouvoir sacrifie le corps social au nom d’un bien abstrait, sans protection politique explicite. Le cerveau décisionnel, enfin, se transforme en appareil de gestion autonome. Pris isolément, aucun de ces phénomènes ne suffisait. Leur combinaison produit un état irréversible.

Souveraineté irréversible

L’irresponsabilité observée n’est pas celle d’individus faillibles. Elle est celle d’un système conçu pour ne jamais répondre pleinement de ses actes. Les décisions engagent des peuples entiers sans que personne ne puisse être sanctionné, corrigé ou renversé pour leurs effets. Le pouvoir agit sans visage. Il ne tombe pas, parce qu’il ne s’incarne plus. Or un pouvoir qui ne peut pas tomber a déjà quitté le champ politique. Cette idée est essentielle pour tout débat sur l’avenir Union européenne.

Fin du projet politique commun

Ce diagnostic ne porte pas de jugement moral au sens classique. Il ne distribue ni blâme ni absolution. Il établit un état. L’Europe, en tant que sujet politique souverain et légitime, n’est plus en mesure d’agir comme acteur historique responsable. Elle subsiste comme espace administratif, normatif et économique. Elle produit encore des décisions puissantes, parfois irréversibles. Mais elle ne répond plus devant ceux qu’elle engage.

Persistance d’une structure sans futur politique

Il serait tentant, à ce point, d’évoquer une renaissance possible, une refondation salvatrice, un sursaut historique. L’autopsie s’y refuse. Non par désespoir, mais par rigueur. On ne confond pas ce qui est mort avec ce qui pourrait naître ailleurs. Nommer la mort est une condition minimale pour ne pas s’acharner sur un corps vidé de sa vie politique.

Dès lors, le rapport est clos. Le corps, quant à lui, est désormais identifié, et les causes sont à présent établies. En conséquence, la mort politique de l’Europe peut être enregistrée comme un fait accompli. Ce qui subsistera après ce constat ne relèvera plus de cette entité défunte, mais d’autres formes, d’autres niveaux, d’autres tentatives encore indéterminées.

L’histoire continue toujours.
Elle change simplement de porteur.

Dysthymus
Memento-Mori.info


Ce rapport s’inscrit dans le dossier
L’UE – autopsie d’un zombie.

Il ne constitue ni une tribune, ni une prise de position partisane.
Il relève d’une analyse médico-politique : l’examen d’une structure qui continue de fonctionner après la disparition de sa vie politique propre. Cet angle d’étude ne peut se passer d’une attention portée à la politique économique à l’échelle de l’Union européenne. Pour conclure, la technocratie européenne est un facteur clé de cette évolution institutionnelle, dont l’avenir Union européenne reste à définir.

Chaque rapport isole un organe, un mécanisme ou une rupture.
Pris ensemble, ils décrivent un corps institutionnel post-mortem, actif mais privé de souveraineté, de responsabilité et de consentement démocratique réel. Enfin, la politique économique Union européenne est ici disséquée comme une dimension centrale de cette autopsie sociale et institutionnelle.

L’ensemble du dossier est consultable ici :
[ L’UE – autopsie d’un zombie]

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